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Messages de Mgr. Bernard BARSI
Archevêque de la principauté de Monaco
Aumônier général de la Maintenance

ARCHIVE 2016

Le Jubilé de la Miséricorde

Le 8 décembre dernier, en la solennité de l’Immaculée Conception, le Pape François a ouvert solennellement la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre de Rome, inaugurant ainsi l’Année Sainte du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde qui s’achèvera le dimanche 20 novembre 2016. Quelques jours plus tard, dans tous les diocèses du monde, les évêques ont ouvert à leur tour les Portes Saintes de la Miséricorde et je sais que de nombreuses Confréries ont participé activement à ces célébrations. Ainsi, en franchissant la porte, nous nous sommes engagés, personnellement et communautairement, à vivre pleinement cette année de grâce et de conversion que le Seigneur, par son Eglise, nous offre.

Ce mystère de la miséricorde divine qui se déploie tout au long de l’histoire biblique tient une grande place dans la vie de nos Confréries, certaines d’ailleurs sont placées sous son vocable. Aussi, au cours de cette Année Sainte, il me paraîtrait judicieux que chacune de nos Confréries prenne le temps de contempler, de fixer ses yeux sur la miséricorde de Dieu, sa bonté, sa tendresse, son pardon et son désir de salut pour l’homme pécheur.

« Miséricordieux comme le Père », c’est la phrase évangélique qui se trouve sur le logo, du Jubilé de la Miséricorde. En effet, nous sommes tous invités à vivre la miséricorde,  à cultiver en nous cette attitude d’un cœur empli d’amour envers tous les hommes. Par expérience, nous savons qu’il convient que chacun de nous prenne le chemin de la conversion spirituelle. Ce chemin passe par les sacrements de guérison, en particulier le sacrement de réconciliation où Dieu nous donne son pardon. Il faut hélas le reconnaître avec humilité, nous avons perdu tout à la fois le sens de la confession de nos péchés et le sens de la réception de la grâce que Dieu nous donne à travers l’absolution sacramentelle. Les prêtres sont là pour nous accueillir avec la bienveillance de ce Dieu qui nous aime et veut pardonner tous nos péchés. Ne ratons pas ce rendez-vous.

 Le jubilé, c’est également la pratique renouvelée des œuvres de miséricorde. Les œuvres corporelles : nourrir celui qui a faim, donner à boire à celui qui a soif, donner l’hospitalité, vêtir celui qui est nu, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts.  Les œuvres spirituelles : conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner la foi aux ignorants, reprendre les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier pour les vivants et les morts. Depuis leur origine, nos Confréries ont voulu pratiquer ces œuvres de miséricorde qui rendent le témoignage des croyants plus fort et plus efficace. Cette Année Sainte devrait permettre à nos Confréries de s’interroger sur leur manière de vivre et de réaliser ces œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle.

Dans la tradition catholique, un Jubilé est marqué également par des pèlerinages, des exercices de piété,  des moments d’approfondissement de la foi, etc. Je suis certain que nos Confréries seront présentes à ces temps forts de notre foi.

La Vierge Marie que nous honorons sous le nom de Notre-Dame de la Miséricorde et que nous retrouverons avec la Maintenance au Puy-en-Velay où se vit aussi un jubilé (chaque fois que le 25 mars, jour de l’Annonciation, coïncide avec le Vendredi Saint) saura nous accompagner de sa tendresse pour que nous vivions pleinement et dans la joie cette Année Sainte de la Miséricorde.

En ces temps troublés où le mal ne cesse de roder dans nos familles et dans le monde, entraînant ruptures, divisions, guerres, terrorismes et crimes, craintes et désespérances, il est bon de réentendre ce que disait le Pape François le 17 mars 2013 : « Ressentir de la miséricorde, ce mot change tout … cela change le monde. Un peu de miséricorde fait en sorte que le monde soit moins froid et plus juste. Nous avons besoin de comprendre bien cette miséricorde de Dieu, ce Père miséricordieux qui est tellement patient ».

 

† Bernard BARSI

Archevêque de Monaco

Aumônier général de la Maintenance

 

P.S. : Il est recommandé la lecture de l’ouvrage « Les Œuvres de Miséricorde Corporelles et Spirituelles » du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, publié aux éditions MAME

 

 

 

 

 

ARCHIVE 2014

L’ESPRIT SAINT CONDUIT L’EGLISE

J’écris cet éditorial pour le Labarum, alors que nous sommes encore dans le temps de Noël, à l’heure des bilans de l’année écoulée et des vœux de nouvel an. Avant de nous tourner vers l’avenir, je voudrais revenir un instant sur les événements qui ont marqué l’Eglise universelle en 2013. Ils ont été extraordinaires, hors du commun. Cela a commencé le 11 février avec la renonciation au siège d’évêque de Rome du Pape Benoît XVI. Annoncé devant un petit cercle de cardinaux de la Curie, ce fait a eu des conséquences inimaginables.

L’Année de la Foi aura donc été  une année des premières fois dans l’Eglise : première fois qu’un pape démissionne, première fois que le conclave élit sur le siège de Pierre un cardinal non européen, venu du « bout du monde » comme il l’a dit lui-même le soir de son élection. Première fois qu’un jésuite est élu pape, première fois qu’il choisit le nom de François, première fois que deux papes cohabitent ensemble au Vatican, etc.

Le monde, les médias sont déconcertés par ces premières fois et l’élection du Pape François qui séduit par sa simplicité, ses gestes, ses paroles et ses textes (l’exhortation apostolique « La joie de l’évangile » et l’encyclique « La lumière de la foi »). Les hommes sont étonnés  par la capacité de l’Eglise à innover tout en demeurant fidèle à son divin fondateur le Christ Jésus. Pour nous croyants, cela ne nous surprend pas car nous croyons que l’Eglise est une, sainte, catholique et apostolique et nous savons qu’elle est conduite par l’Esprit Saint.

De ces événements, j’en tire un grand enseignement pour notre vie chrétienne. Si nous voulons répondre aux défis de notre temps, si nous désirons changer le monde, si nous souhaitons que nos confréries soient de véritables communautés fraternelles d’Eglise, il convient que nous changions nos cœurs pour les ouvrir davantage à l’Esprit Saint. Le Saint-Père nous le rappelait ces jours-ci  en écrivant sur twitter : « Le Seigneur frappe à la porte de notre cœur. Peut-être avons-nous mis un petit écriteau où il est écrit : “Ne pas déranger” ? »

Je souhaite qu’en ce début d’année 2014 nos Confréries et nous tous Pénitents, nous nous laissions déranger par l’Esprit Saint. Il saura, Lui, nous conduire en transformant nos cœurs et nos vies afin que nous allions dans les « périphéries » du monde communiquer, transmettre avec joie l’Evangile du Christ.

 

Monaco, le 12 janvier 2014,

en la fête du Baptême du Seigneur

† Bernard BARSI

Archevêque de Monaco

Aumônier général de la Maintenance

 

 

 

ARCHIVE 2013 : LES CONFRERIES ET LA NOUVELLE EVANGELISATION

Le Concile Vatican II, les Papes Paul VI et surtout Jean-Paul II et Benoit XVI appellent les catholiques des pays de vieille tradition chrétienne à entreprendre hardiment une nouvelle évangélisation pour répondre à la sécularisation de nos sociétés et transmettre la foi au Christ.

Cette expression « nouvelle évangélisation » contrarie certaines personnes qui verraient par là un désaveu du passé : tout ce qui a été accompli avant dans l’Eglise aurait été inutile, d’autres personnes disent pourquoi parler de nouveauté puisque l’annonce de l’évangile est toujours une bonne nouvelle, quelque chose de neuf. La nouvelle évangélisation qui est une des priorités de l’Eglise d’aujourd’hui, invite tous les baptisés  à dire l’évangile à une société qui vit, pense et s’organise en dehors de toute référence à Dieu. Tous nous devons transmettre notre foi au Christ, témoigner de la joie et de la présence de l’amour de Dieu dans nos vies à un monde qui a complètement changé.

Madeleine Delbrel (1904-1964), une laïque française qui a vécu dans la banlieue « rouge » de Paris écrivait  ceci : « Evangéliser, c’est dire, à des gens qui ne le savent pas, qui est Jésus, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, de façon que ces gens le sachent et qu’ils sachent que nous en sommes sûrs ». Dans l’exhortation apostolique Christi fideles laïci de 1988, le bienheureux Pape Jean-Paul II indiquait la route : « A l'Eglise est confiée une entreprise de grande envergure, exigeante et magnifique : celle d'une nouvelle évangélisation, dont le monde d'aujourd'hui a un immense besoin. Les fidèles laïcs doivent se sentir partie prenante dans cette entreprise, appelés qu'ils sont à annoncer et à vivre l'Evangile, en servant la personne humaine et la société dans tout ce que l'une et l'autre présentent de valeurs et d'exigences ».

Les Confréries de Pénitents engagées depuis des siècles dans la transmission de la foi chrétienne et le service de la personne humaine ne peuvent rester à l’écart de ce grand mouvement de la nouvelle évangélisation. Cette évangélisation ne pourra se réaliser que si chacun de nous, chaque confrérie part de sa rencontre avec le Seigneur, de son dialogue établit dans la prière pour témoigner du Christ. La nouvelle évangélisation nous aide ainsi à lutter contre l’ignorance religieuse dans laquelle trop de fidèles se sont installés.

En cette Année de la Foi, avec courage et espérance, je souhaite que toutes les Confréries de Pénitents de notre Maintenance s’engagent et proposent avec audace et inventivité la nouveauté permanente de l’Evangile. En donnant, en se donnant pour le Christ, elles recevront, en retour, beaucoup de joies et d’amour.

A Monaco, le 10 janvier 2013

† Bernard BARSI

Archevêque de Monaco

Aumônier général de la Maintenance des Confréries de Pénitents

ARCHIVE 2012 : TRANSMETTRE LA FOI

Avec un an d'avance et par une lettre apostolique « Porta fidei » du 11 octobre 2011, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI annonce à l'Eglise universelle la promulgation d'une « Année de la Foi ». Celle-ci commencera le 11 octobre 2012, lors du cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II et s'achèvera en la solennité du Christ-Roi, le dimanche 24 novembre 2013. L'année de la foi marquera également le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l'Eglise catholique et s'ouvrira en même temps que l'assemblée générale du Synode des évêques à Rome qui a pour thème : « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».

Tous ces événements nous paraissent encore lointain d'autant que les médias en ont peu parlé mais près prochainement le Saint-Siège, nos diocèses et nos paroisses feront connaître leurs décisions pour « célébrer cette Année de manière digne et féconde (...) pour aider tous ceux qui croient au Christ à rendre plus consciente et à revigorer leur adhésion à l'Évangile, surtout en un moment de profond changement comme celui que l'humanité est en train de vivre. » (Benoît XVI, « Porta fidei » § 8). Personnellement, je souhaite que toutes nos Confréries se joignent à cet effort de l'Eglise et prennent des initiatives pour accomplir pleinement l'Année de la foi. Ainsi, nos Confréries et leurs membres professeront publiquement, avec plus de force la foi au Christ Jésus dont chacun d'entre nous a été marqué au baptême, et que nous proclamons, célébrons, prions et vivons dans le quotidien de son existence.

Nous aurons l'opportunité de revenir sur cette année de la foi, mais je voudrais m'arrêter quelques instants sur la transmission de la foi chrétienne dans les temps qui sont les nôtres. Souvent dans nos rencontres, les uns avec les autres nous évoquons nos difficultés à transmettre notre foi et nos traditions religieuses aux nouvelles générations de nos familles. Pour la plupart d'entre nous, cela constitue une réelle souffrance. Déjà en 1996, dans leur « Lettre aux catholiques de France », les évêques parlaient de cette crise généralisée de la transmission qui n'est pas qu'un problème spirituel mais un véritable phénomène de société. Autrefois, le milieu ambiant nous soutenait dans notre vie chrétienne. Aujourd'hui, dans un environnement pluraliste religieux et de privatisation de la foi, il est nécessaire de devenir chrétien par un acte personnel d'adhésion au Christ. Cet acte de foi est suscité par la grâce de Dieu mais aussi par un témoignage crédible des croyants. Alors, sans nous décourager, mettons-nous sur la route de la conversion du cœur et laissons retentir en nous les paroles de Jésus : « Allez de toutes les nations, faites des disciples ... et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20).

Que le Seigneur accorde à nos Confréries de former de véritables communautés d'Eglise où frères et soeurs se soutiennent pour approfondir et vivre leur foi au Ressuscité dans l'amour mutuel.

Qu'avec l'aide maternelle de la Vierge Marie, nos Confréries proclament à tous les peuples le message de l'Evangile !

Monaco, le 12 novembre 2011

† Bernard BARSI

Archevêque de Monaco

Aumônier général de la Maintenance des Confréries de Pénitents

ARCHIVE 2009 : ANNEE SAINT PAUL

 L’année liturgique, qui rythme la vie de notre Eglise, nous propose de revivre l’ensemble de l’histoire du salut et de la vie du Christ : sa naissance, sa mort et sa résurrection, le don de l’Esprit à Pentecôte. L’année chrétienne commence le 1er dimanche de l’Avent et s’achève avec le dimanche du Christ Roi qui annonce le retour triomphal du Christ à la fin des temps. Ainsi, la liturgie, en se déployant sur une année, nous permet de vivre ce que nous affirmons à chaque messe : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ». Egalement, l’Eglise nous présente chaque jour de l’année un ou plusieurs hommes ou femmes parvenus à la gloire de la sainteté et qui constituent des modèles par leur attachement à l’Evangile. Parmi tous ces saints, la Vierge Marie occupe la première place.

Nos Confréries de Pénitents aiment la vie liturgique. Elle tient une grande place dans leurs activités car les temps forts : le Carême, la Semaine Sainte, Pâques, les fêtes mariales, les saints locaux sont l’occasion de grandes manifestations. Préparons sérieusement nos liturgies, afin de les rendre toujours plus belles et plus priantes. Qu’elles soient un lieu d’écoute de la Parole de Dieu. Qu’elles nous aident à marcher ensemble vers le Père par le Fils et dans l’Esprit.

Mais avec l’année liturgique, nous sommes invités à faire mémoire d’évènements exceptionnels. Il y a eu le grand jubilé de l’an 2000 «  A l’aube du 3ème millénaire », l’année de l’eucharistie, récemment le l50ème anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, que nous avons honoré de manière particulière par le premier rassemblement international des confréries. A Monaco et en Corse, nous avons marqué le l7ème centenaire du martyre de notre patronne commune Sainte Dévote. Des confréries à Nice, Valréas, bientôt à Aigues-Mortes, ont commémoré des anniversaires importants de leurs fondations, …etc. Si nous avons solennisé ces actes de notre histoire, ce n’est pas uniquement par amour du passé, mais c’est pour revenir à nos racines chrétiennes et pour retrouver le dynamisme des premiers jours.

En 2008-2009, le Pape Benoît XVI invite l’Eglise universelle à célébrer l’année Saint Paul à l’occasion du bimillénaire de la naissance de l’apôtre des nations. Ensemble, nous avons à mieux connaître Saint Paul, dont nous lisons les lettres lors de nos messes dominicales. Nous découvrirons une personnalité hors du commun, un juif converti au Christ qui, par ses paroles et ses écrits, a fait déborder à l’Evangile les frontières d’Israël. Un homme qui plantera 1’Eglise de Jérusalem à Rome en passant par la Syrie, Chypre, la Turquie, Malte et la Grèce. Un homme qui donnera sa vie pour le Christ. Que le témoignage de ce grand apôtre soutienne nos confréries dans leur élan missionnaire pour évangéliser et sanctifier les hommes de notre temps.

Avec ma bénédiction et mon amitié.

 A Monaco, le l0 janvier 2009

 † Bernard BARSI

Archevêque de Monaco

Aumônier général de la Maintenance

 
 

ARCHIVE 2008 :  Préparation pour le 150ème anniversaire des Apparitions de LOURDES

      Depuis le 8 décembre 2007, fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie et jusqu’au 8 décembre 2008, Lourdes célébrera avec éclat le 150° anniversaire des Apparitions de la Vierge à Ste Bernadette Soubirous. Les Confréries de Pénitents d’Espagne, de France, d’Italie, de Monaco et d’autres pays seront présentes à cet anniversaire puisque pour la première fois dans leur histoire multiséculaire, elles se retrouveront dans la cité mariale, pour un rassemblement international.

      Ce rassemblement exceptionnel n’est finalement pas si étonnant que cela car nos Confréries à l’image du peuple de Dieu, ont toujours eu un grand attachement à la Vierge Marie, mère de Dieu, mère de l’Église et mère des hommes. Toutes nos Confréries célèbrent dans l’année, les mystères de la Vierge Marie, certaines sont même placées sous son patronage. Frères et Sœurs Pénitents et Pénitentes, nous avons raison d’aimer la Vierge Marie. Sa dévotion nous conduit toujours à son Fils Jésus, le seul Sauveur des hommes. Marie de l’Annonciation par son « oui » a ouvert à Dieu lui-même la porte de notre monde. Marie de la Visitation a rejoint sa cousine Elisabeth pour lui porter la bonne nouvelle. Marie de Cana a été attentive à la détresse des hommes : « ils n’ont plus de vin ». Marie de la Croix a accueilli tous les hommes comme ses enfants. Marie de Pâques a connu la joie de la résurrection. Marie de la Pentecôte, prie avec la communauté des croyants pour que vienne le don de l’Esprit Saint sur l’Église naissante. Oui, la Sainte Vierge Marie est toujours aux côtés des enfants de Dieu, ces pauvres pécheurs, maintenant et jusqu’à l’heure de leur mort. Sa présence maternelle et aimante nous rassure et nous guide au milieu des dangers qui sont les nôtres. La première en chemin, Marie nous montre la route de l’Évangile.

      Si nous aimons la Vierge Marie, c’est également pour entendre ce qu’elle dit aux serviteurs des noces de Cana : « faites tout ce qu’il vous dira ». Avec Marie, efforçons-nous de réaliser constamment la volonté de Dieu qui nous appelle à l’aimer et à le faire aimer autour de nous. Avec Marie, travaillons en Église à l’évangélisation de la société de notre temps. Faisons de nos confréries des lieux de fraternité, des lieux où l’on approfondit sans cesse sa foi, des lieux de charité, au service de nos frères en particulier les plus pauvres et les plus petits.

      Je souhaite de tout cœur que nous soyons nombreux à Lourdes en avril prochain. Ensemble, nous rendrons grâce à Dieu de nous avoir donné Marie comme mère. Nous nous mettrons à l’écoute de cette Mère toute pure qui nous invite à nous convertir sans cesse dans l’amour de son Fils Jésus.

      Je vous assure de ma prière et dans la joie de nous revoir, je demande au Seigneur de bénir toutes nos Confréries et tous leurs membres.

    A Monaco, le 19 décembre 2007

      † Bernard BARSI

Archevêque de Monaco

Aumônier général de la Maintenance des Confréries de Pénitents

 

ARCHIVE 2007 : SE RASSEMBLER

     Lorsque nous parcourons le Nouveau Testament de la Bible (= les Evangiles, les Actes des Apôtres, les lettres de Paul, Pierre, Jean, Jacques, Jude et l’Apocalypse), vous avez été peut-être frappés comme je l’ai été par le nombre de fois où sont mentionnées les verbes se « rassembler », « se réunir » « marcher ensemble » et les mots de « communauté » et « communion fraternelle ».

    L’Eglise qui littéralement est une assemblée par convocation se retrouve, dans l’unité autour des Apôtres pour la prière, la louange, le partage de la Parole de Dieu et des biens matériels, la célébration de l’eucharistie : « Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut » (Actes 2,47) … « La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul cœur et une seule âme » (Actes 4,32) … « Quand vous vous réunissez pour le Repas (= du Seigneur), ayez soin de vous attendre les uns les autres » (Paul aux Corinthiens, 11,33) … « Tandis que Pierre était gardé en prison, l’Eglise priait pour lui devant Dieu avec insistance » (Actes 12,5).

   Dans la Didachè, un petit livre écrit en langue grecque vers la fin du premier ou au début du deuxième siècle de notre ère, l’auteur  précise qu’au lendemain du sabbat, le premier jour de la semaine, devenu pour les chrétiens le jour du Seigneur, les communautés se réunissent pour l’eucharistie : « Chaque dimanche, vous étant assemblés, rompez le pain et rendez grâces ».

  Ainsi, selon une tradition ininterrompue, les croyants en Jésus-Christ, en souvenir du jour de sa résurrection sont restés attachés à ce rassemblement et à la sanctification du dimanche, essentiels pour leur vie chrétienne. En 1998, le Pape Jean-Paul II dans sa lettre apostolique « Le jour du Seigneur » écrivait : « Il est vraiment d’une importance capitale que tout fidèle soit convaincu qu’il ne peut vivre sa foi dans la pleine participation à la vie de la communauté chrétienne sans prendre part régulièrement à l’assemblée eucharistique dominicale ».

   Le rassemblement eucharistique du dimanche fait partie de l’identité chrétienne. Nul baptisé ne peut s’y soustraire et encore moins un Pénitent ou une Pénitente (quel témoignage donne celui ou celle d’entre nous qui s’en abstient ?). Il y a bien d’autres réunions auxquelles nous sommes conviés, en particulier nos rencontres régulières de confréries locales pour des temps de formation dans la foi, d’échanges fraternels et d’organisation de nos diverses activités. Egalement nos Maintenances annuelles nous permettent d’élargir nos préoccupations et de nous ouvrir à la dimension universelle de l’Eglise. Très bientôt, nous nous retrouverons à Corte en Corse. Dans l’histoire de notre Maintenance, ce sera la première fois que les Pénitents et Pénitentes de France et de Monaco répondront à l’invitation de leurs confrères du diocèse d’Ajaccio, diocèse qui compte le plus grand nombre de confréries.  Je souhaite que nous soyons nombreux à y participer en attendant de nous retrouver en avril 2008 à Lourdes pour la rencontre internationale des confréries d’Europe.

   Avec le Christ Jésus, la Vierge Marie et les saints protecteurs de nos confréries, rassemblons-nous dans la joie et la paix pour ensemble « faire Eglise » !                                                                     

†  Bernard BARSI  Archevêque de Monaco

Aumônier général des Confréries de Pénitents