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Message de Mgr. Bernard BARSI
Archevêque de la principauté de Monaco
Aumônier général de la Maintenance

LA PORTE TOUJOURS OUVERTE DE LA MISERICORDE

 A Rome, comme dans tous nos diocèses, les Portes Saintes du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde se sont refermées. Chaque Eglise locale, chaque communauté chrétienne a dressé un bilan de cette Année Sainte. Je me réjouis que nos Confréries de Pénitents aient participé pleinement et activement à ce temps fort universel proposé à l’Eglise. Avec vous tous, je remercie Dieu pour les bienfaits qu’il nous a accordés au long de cette Année. Je rends grâce au Seigneur pour le chemin de conversion spirituelle qu’il nous a permis d’accomplir, en nous rapprochant davantage de Lui. Dieu seul peut sonder le cœur des hommes et des femmes qui se sont laissés convertir par Lui. Dieu seul peut mesurer le renouvellement intérieur de l’Eglise appelée à devenir cette maison paternelle où il y a de la place pour chacun. Aussi, avec vous, Pénitents de France et de Monaco, je reprends les paroles de la Vierge Marie, Notre-Dame de la Miséricorde, pour dire avec elle : « Le Seigneur fit pour nous des merveilles, saint est son Nom ».

 Ce Jubilé extraordinaire nous a permis de mieux concevoir la place centrale de la miséricorde dans le plan du salut de l’humanité. La miséricorde, la tendresse, la réconciliation, le pardon rendent concrète la vérité de l’Evangile du Dieu d’amour. Aussi, cette Année Sainte ne doit pas constituer une parenthèse dans la vie de l’Eglise, mais elle doit trouver un prolongement sur la route que nous sommes appelés à suivre dans l’avenir.

Le 20 novembre 2016, dans une Lettre Apostolique « Misericordia et misera » le Pape François, nous a donné des pistes pour prolonger l’expérience du Jubilé. J’en ai relevé quelques-unes qui me paraissent appropriées pour nos Confréries, si elles désirent rester vivantes et dynamiques, en fidélité avec l’Eglise et dans la joie de l’Evangile :

La vie fraternelle des membres d’une confrérie est le signe visible de l’amour du Père que Jésus a révélé par sa vie. Cette vie fraternelle est réalisée dans le pardon. A contrario, quel scandale quand une confrérie est atteinte du péché de division ! Elle court à sa perte ! La fraternité se vit également avec tous ceux et celles qui sont au-dehors et qui attendent que nous allions vers eux, pour leur témoigner des paroles et des gestes de tendresse et de solidarité.

L’écoute de la Parole de Dieu doit avoir une place toujours plus grande dans nos Confréries (ouverture et clôture de nos réunions, prière, etc.). Cette Parole est à diffuser et à faire connaître.

La miséricorde advient tout particulièrement dans le Sacrement de la Réconciliation. Le péché nous éloigne de Dieu mais le Père vient à notre rencontre pour nous redonner la grâce d’être de nouveau ses enfants. 

La pratique des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles est une constante dans les Confréries, certaines ont même été fondées pour répondre à un besoin spécifique : « donner à manger aux affamés ; donner à boire à ceux qui ont soif ; vêtir ceux qui sont nus ; accueillir les étrangers ; assister les malades ; visiter les prisonniers ; ensevelir les morts ; conseiller ceux qui sont dans le doute ; enseigner les ignorants ; avertir les pécheurs ; consoler les affligés ; pardonner les offenses ; supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts ; sauvegarder la terre, notre maison commune ».

Dans notre monde de violence, d’individualisme, de douleur, le Pape rappelle l’urgence à vivre la consolation, la proximité, l’affection et le soutien envers les affligés et les familles.  Chers confrères n’abandonnez pas à d’autres ce beau service de la charité.

Le Saint-Père évoque également le moment de la mort où l’on va vers Dieu et que l’on tend à banaliser ou à cacher. La présence du prêtre, pas toujours possible aujourd’hui, rend précieux l’accompagnement des Pénitents qui par une prière riche de foi pour le défunt, consolent ceux qui souffrent du départ de la personne aimée et leur ouvrent l’espérance en Jésus Christ, ressuscité.

 La porte de notre cœur toujours ouverte à la Miséricorde, que nos Confréries animées par l’amour de Dieu offrent à tous les hommes la bonté et la tendresse du Seigneur et leur partagent l’Evangile de Jésus-Christ, source de bonheur et de vie.

Que Dieu nous bénisse et nous garde dans sa joie.

  Monaco, le 1er janvier 2017

† Bernard BARSI

Archevêque de Monaco

Aumônier général de la Maintenance

 

 

 

 

 

 

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