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1926 et 1962-73
les Confréries

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Messages de François DUNAN

Grand Maître de la Maintenance

Archive 2016 :

 Message de François DUNAN

En cette Année Sainte placée par le Pape François sous le signe de la Miséricorde, rappelons ce que nous sommes depuis bientôt huit siècles.

Depuis l’origine, nos aïeux en s’agrégeant en Confrérie de pénitents décidèrent de graver dans le coeur même de leur foi d’ardentes actions de charité, lesquelles consistaient à s’occuper du soulagement des pauvres dans l’exercice, comme nous le rappelle notre Aumônier Général, de toutes les oeuvres de miséricorde corporelles.

C’est ainsi que, comme le rappelle M. Luc THEVENON dans son ouvrage collectif « Pénitents des Alpes Maritime »[1], les Pénitents ont joué un rôle prépondérant de société de secours mutuel et d’assistance, à une époque où n’existait pas de sécurité sociale, par :

§ L’accueil du voyageur égaré comme du pèlerin démuni.

§ Le réconfort aux indigents en distribuant vivres et vêtements.

§ La gestion d’hôpitaux et d’asiles (les Pénitents Blancs de Nice ont fait édifier depuis lors à l’emplacement de leur ancienne clinique différents bâtiments dont des logements sociaux, une crèche et un centre de soins palliatifs).

§ La gestion de monts de piété gratuits, ancêtre des certains crédits municipaux actuels, dont le but était de venir au secours des familles nécessiteuses dans le souci de combattre l’usure toujours menaçante.

§ La gestion, principalement dans les villages, de monts-granatiques ou frumentaires capables de prêter les grains nécessaires aux paysans victimes d’un sinistre, le remboursement s’effectuant l’année suivante lors de la récolte moyennant un intérêt nul ou dérisoire.

§ Le service gratuit des enterrements, rôle important par la fonction mais aussi par l’appareil ostentatoire déployé et les cantiques chantés … mais également la charge de pourvoir une sépulture chrétienne aux victimes d’épidémies ; charge relevée depuis lors sous la forme du Service Catholique des Funérailles auquel participent désormais de très nombreuses confréries.

§ L’assistance des condamnés à mort, les exhortant et les accompagnant au lieu de leur supplice ; certaines Archiconfréries de la Miséricorde ayant le rare privilège de pouvoir sauver un condamné à mort ou aux travaux forcés une fois l’an, le 29 août jour de la Décollation de Saint Jean-Baptiste.

L’exercice de toutes ces œuvres se faisait par l’action commune, d’une manière réglementée et administrative dans des lieux propres (hôpitaux, monts de piété, …) ou le plus souvent dans des locaux adjacents à nos chapelles.

Pour ce faire, nos Confréries possédaient d’importantes ressources provenant de libéralités léguées, le plus souvent, par d’anciens confrères comme par d’éminents protecteurs.

Nos Confréries ont ainsi ouvert la voie que l’assistance publique laïcisée va emprunter et développer par la suite. Pour s’en tenir à ce seul exemple, l’actuel Centre Communal d’Action Sociale de la Ville de Nice s’est substitué au Bureau de Bienfaisance créé en 1861 lors du rattachement de Nice à la France lequel Bureau de Bienfaisance avait été constitué par l’ensemble des oeuvres de Miséricorde gérées par l’Archiconfrérie des Pénitents Noirs de Nice depuis ses origines.

Qu’en est-il en ce début de 3ème millénaire ?

Nous savons que nous serons tous reconnus[2] aux fruits que nous portons[3] ; non pas tant pour nos manifestations publiques (souvent superbes lors de nos majestueuses processions), ni pour nos « qualités extérieures » chrétiennes, mais pour la façon dont le Christ s’est fait chair dans notre vie.

Puisse dès lors cette année jubilaire nous aider à devenir « miséricordieux comme le Père » dans l’ensemble de nos actions de charité comme dans notre participation à la communauté fraternelle formée par chacune de nos confréries.

Frère François DUNAN

Grand Maître de la Maintenance

[1] Pénitents des Alpes Maritimes chez SERRE Editeur 2008 réimpression de l’édition de 1981

[2] Evangile selon Saint Luc 6, 43-49

[3] Evangile selon Saint Matthieu 7, 15-20

Archive 2015 :

Notre Maintenance est saisie de demandes régulières d’admission comme de projets prometteurs de création ou de renaissance, pour le bon cheminement desquels j’ai été amené à préciser les étapes dans le Labarum 2011.

Nous vivons cette « vitalité » à chaque maintenance annuelle et, depuis quelques années, l’éprouvons également au niveau international au gré des rencontres auxquelles nous participons, la dernière étant la mémorable Journée des confraternités et de la piété populaire, qui s’est tenue à Rome le 5 mai 2013 et dont le point d’orgue fut la Messe présidée par S.S. le Pape François place Saint-Pierre devant plus de cinquante mille pénitents.

Rappelons que notre Maintenance, depuis sa création en 1927, s’est fixé comme but d’établir des liens de coopération et d’entraide entre les différentes Confréries de pénitents de France et de la Principauté de Monaco, dont elle est reconnue par la Conférence de Evêques comme l’organe fédératif.

J’ai toujours coutume de définir nos Confréries de pénitents comme de véritables « Fondations Pieuses » constituées pour accueillir le don de Dieu dans leurs œuvres spirituelles mais également pour que ses membres se mettent au service des autres, et plus particulièrement des plus démunis, au moyen de leurs œuvres matérielles.

Notre Maintenance doit faire montre de la plus grande vigilance pour maintenir et faire fructifier ce double patrimoine de piété et de fraternité chrétienne.

Patrimoine nourri des vertus chrétiennes et des actes de solidarité charitable de nos pères, patrimoine dont nous sommes d’humbles dépositaires mais que nous devons faire fructifier par nos propres talents, patrimoine que nous nous devons de transmettre à nos novices, aux plus jeunes de nos membres mais également à toutes ces nouvelles Confréries que nous avons à cœur d’accompagner.

Depuis bientôt quatre-vingt dix ans, notre Maintenance facilite cette transmission entre et au profit de ses membres, rôle qui ne consiste pas seulement à garder « jalousement » des cendres du passé, pour respectables qu’elles soient, mais à défendre nos spécificités - les Confréries de pénitents ne sont-elles pas les plus anciens exemples de piété populaire au sein de l’Eglise - comme à soutenir ses membres dans cette passation aux générations à venir d’une flamme séculaire, celle de la charité.

Cette œuvre, notre Maintenance l’accomplit collectivement, à l’instar de celle menée au sein de chacune de nos Confréries.

Grâce soit rendue à notre Aumônier Général pour son accompagnement spirituel, son écoute vigilante et la tendresse paternelle qu’il déploie à notre endroit, aux membres du Conseil d’administration qui s’emploient avec efficacité et générosité à gérer les aspects administratifs et financiers,  à concevoir notre Labarum, à faire vivre le site internet, à représenter notre Maintenance dans leur baillage et hors de nos frontières, principalement en Italie et en Espagne, comme enfin à conserver nos archives et collationner la mémoire vive de nos confréries.

Mon propos serait incomplet, sans un appel à méditer les trois invitations de notre Saint Père dans son homélie du 5 mai dernier :

1.    Etre conforme à l’Evangile : ne nous contentons pas d’une vie chrétienne médiocre, soyons des « foyers de sainteté »,

2.    L’ecclésialité : soyons des pierres vivantes, des poumons de foi et de vie chrétienne,

3.    Etre missionnaire : soyons de véritables évangélisateurs via nos initiatives « ponts et chemins » menant au Christ.

 

                                                                                               Frère François Dunan

                                                                                              Grand Maître de la Maintenance

Archive 2013 :

Evénement majeur pour l’Eglise universelle, notre Saint Père Benoit XVI, aux termes de sa lettre apostolique Porta fidei, a annoncé la promulgation d’une « Année de la foi », commençant le 11 octobre 2012, pour s’achever en la solennité du Christ-Roi, le dimanche 24 novembre 2013.

En outre, dans ce cadre global, un autre évènement nous concerne directement.

Comme pré-annoncé lors de notre Maintenance nationale à Saint-Etienne-de-Tinée le 26 mai 2012, le Conseil Pontifical pour la Nouvelle Evangélisation a invité l’ensemble des Pénitents de la Chrétienté, du 3 au 5 mai 2013, à se rassembler à Rome pour des Journées Internationales des Confréries et de la Piété Populaire. Nous vous avions alors vivement recommandé de vous mobiliser rapidement, en vue de participer en nombre à cet événement tout-à-fait exceptionnel.

Ce rassemblement s’inscrit à l’évidence dans une perspective de contacts internationaux entre confréries de pénitents, que nous avions déjà voulue au travers du F.O.G.C. (Forum Omnium Gentium Confraternitatum), dont la première réussite avait été le Premier Chemin International des Confréries, à Lourdes en avril 2008.

Sur un thème très mobilisateur, « Sur les routes du monde, témoins de la Foi, les Confréries, en pèlerinage sur la tombe de Pierre pour une nouvelle évangélisation », il nous est proposé :

-          Vendredi 3 mai (soirée préparatoire à l’Eglise Saint Louis des Français) : accueil ; confessions ;

-          Samedi 4 mai : le matin accueil à St Louis des Français ; pèlerinage à la tombe de Pierre ;

15h30 : Basilique Saint-Paul : Rencontre internationale et conférences

18h30 : Basilique Saint-Paul : Messe internationale

-         Dimanche 5 mai : le matin, en route vers la place Saint-Pierre, puis messe présidée par le Saint-Père, et prière du Regina Coeli.

Conscients de la difficulté pour beaucoup de se déplacer à Rome, une semaine seulement après le grand rassemblement de notre prochaine Maintenance en Principauté de Monaco, nous remercions chaleureusement les quelque 350 pénitents qui ont entendu notre appel, et se sont mobilisés pour cette célébration majeure.

Ils seront nos représentants à Rome, nos pensées et nos prières les accompagneront lors de ce pèlerinage. C’est donc en fait tous ensemble que, dans la fidélité à nos missions et nos engagements multi-séculaires, nous vivrons ce point culminant de l’Année de la Foi, et, revigorés par la visite à la tombe de Pierre, nous partirons sur nos routes pour une Nouvelle Evangélisation.

Frère François Dunan         

grand Maître   

Frère Jean-Paul Méheut       

Cérémoniaire  

Frère Xavier-Louis Maria        

en charge des relations avec les Confréries italiennes & Bailli pour la Catalogne

Archive 2012 :

De tout temps, nos Confréries de pénitents ont su entretenir une étroite communion avec l’art sacré, support de leur dévotion ou témoignage de leurs actions de charité.

 

En effet, ici comme ailleurs, nous avons parfois besoin de l’art pour transmettre le message confié par le Christ (les précieux retables qui ornent nos autels en témoignent), tout autant que l’art a besoin de l’Eglise du fait de la richesse d’inspiration inépuisable que lui offrent les Ecritures. Ce qu’a écrit Marc Chagall demeure profondément vrai, à savoir que pendant des siècles les peintres ont trempé leur pinceau dans l’alphabet coloré qu’est la Bible.

 

En premier lieu, nous vouons un attachement particulier, pour ne pas dire viscéral, à la chapelle de notre Confrérie, chapelle qui rappelons-le est le signe visible de l’autonomie dont nos Confréries bénéficient vis-à-vis de l’église paroissiale. Outre certaines attaches familiales et historiques, outre des liens d’amitié, outre l’attrait pour une certaine liturgie, d’une vie communautaire et d’une spiritualité plus ou moins fournie, outre la spécificité des missions caritatives de chacune, la « séduction » qu’exerce sur chacun de nous « notre » chapelle et ce dont elle est l’écrin joue un rôle primordial dans notre engagement.

 

Toutefois, gardons à l’esprit qu’à ce simple édifice de pierres répond un autre édifice, d’une dimension toute spirituelle, bâti autour d’une pierre angulaire qu’est le Christ, au sein duquel chaque pénitent est appelé quotidiennement à entrer comme pierre vivante. C’est l’union de toutes ces pierres vives, taillées dans le souci d’une profonde charité, unies par le ciment d’une réelle confraternité, qui forme cet édifice si attachant à l’édification duquel chaque pénitent travaille inlassablement.

 

Propriétaires également de trésors inestimables (retables, mobiliers et vêtements liturgiques), nos confréries s’emploient à les faire découvrir, développant ainsi une nouvelle et nécessaire vocation culturelle.

 

L’usage régulier, lors de nos célébrations liturgiques et processions, de ce patrimoine hors du commun que constituent notamment nos croix et bâtons de procession, nos vénérables masses - chef-d’œuvre d’orfèvrerie - ou nos bannières comme la mise en valeur des retables peints ou sculptés commandés par nos aïeux aux plus grands artistes de leur époque, participe à cette nécessaire continuité soulignée par l’académicien Jean Clair : les objets présents dans nos musées, dont prés de 70% ressortissent à la religion, n’existent pas en dehors du contexte religieux, scientifique, historique qui les a vu naître et qu’il faut restituer. Sans cette concaténation, l’œuvre n’est plus qu’une dépouille vide et inanimée, pur objet de divertissement.

 

Les remiser dans nos sacristies serait oublier, comme nous le rappelle régulièrement notre Saint Père Benoit XVI déclamant son amour pour l’art que celui-ci « est un trésor de catéchisme inépuisable, incroyable. Pour nous c’est aussi un devoir de le connaître et de bien le comprendre ». Or, la désacralisation ambiante de ces dernières décennies nous a transformé en êtres souvent incapables de s’émerveiller et de se réjouir : émerveillement et joie qui dépendent de la présence du sacré. Aussi, dépositaires d’un patrimoine d’une grande richesse, devons-nous entretenir et montrer toutes ces œuvres d’art sacré qui, rappelons-le, sont nées de la foi et qui expriment la foi.

 

Notre objectif dès lors, modeste dans ses moyens mais ambitieux dans ses fins et dans son souci de rayonnement, est d’offrir à tout fidèle comme à tout visiteur quelques moments de grâce et, espérons le, quelques clés de cette fonction pédagogique - voire catéchétique - le tout pour accéder à la beauté, mais pas n’importe laquelle, pour accéder à la beauté qui sauve.

 

 

                                                                                 Frère François Dunan

                                                                         Grand Maître de la Maintenance

 

Archive 2011 : La vitalité de nos Confréries de Pénitents s’apprécie tant à la lumière des missions qu’elles poursuivent qu’à celle des vocations qu’elles suscitent, notamment lors de la création des Pénitents Noirs de Toulon en 2007, comme lors de la renaissance des Pénitents Blancs de Saorge en 2009 ou ceux de Tence en 2010.

            Si l’on doit s’en féliciter et vivement encourager un tel renouveau, il demeure nécessaire de rappeler les fondamentaux propres à une telle démarche et le rôle d’accompagnement fraternel de notre Maintenance.

            Rappelons que nos confréries de Pénitents sont avant tout des mouvements d’Eglise, exemple multiséculaire de l’engagement des laïcs soucieux de conjuguer une démarche d’approfondissement de leur foi au sein d’une confraternité humaine et la poursuite d’actions de charité. Par ailleurs, parce qu’elles comptent parmi les acteurs majeurs de l’histoire passée comme contemporaine de leurs cités, nos confréries s’emploient à préserver bien des richesses architecturales et intellectuelles. Enfin, certaines revêtent le statut canonique « d’association privée de fidèles ».

Reste que nos fraternités constituées pour accueillir le don de Dieu dans des œuvres spirituelles, le sont également pour nous mettre au service des plus démunis au moyen de nos œuvres matérielles. Tout pénitent doit avoir constamment à cœur de lier ces deux actions : dévotion et vie caritative, en d’autres termes de se nourrir d’une vie communautaire ouverte sur le monde et vigilante mais également d’éprouver et de vivifier sa foi dans l’action et la prière. Un tel engagement exige de chacun qu’il s’y donne pleinement.

Convenons qu’une telle exigence et le souci de maintenir une sereine vitalité ecclésiale, nécessitent que soient rappelées les étapes nécessaires lors de tout projet de création ou de renaissance :

  1. En tout premier lieu, l’initiative doit venir d’un groupe de laïcs engagés et d’eux seuls ;
  2. Puis, il convient de s’assurer des buts poursuivis et de leur adéquation à nos particularismes – les confréries de pénitents loin s’en faut n’ayant aucune exclusive tant en matière de dévotion que d’actions caritatives !
  3. Lors d’une création, selon le charisme souhaité, choisir sous quel vocable se placer ;
  4. En présence d’une chapelle existante, s’enquérir de sa propriété comme de sa disponibilité ;
  1. Puis, il importe de recueillir l’accord formel de l’Evêque du diocèse, lequel pourra légitimement se rapprocher de notre Aumônier Général ; la demande doit être présentée par le Curé de la paroisse mettant en évidence la plus-value apportée dans sa paroisse, et en divers domaines, par la constitution en confrérie du groupe de paroissiens demandeurs ;
  2. Identifier les futurs pénitents, puis mener, sous la houlette fraternelle d’une confrérie existante et du Bailli, un cycle de formation d’au moins un an en liaison avec le curé de la paroisse (ou le futur aumônier, s'il devait être différent), sous l'autorité et les directives de l’Evêque ; prémisses des futures et nécessaires périodes de noviciat ;
  3. Solliciter son adhésion à la Maintenance auprès du Conseil d’administration, laquelle ne saurait intervenir sans l’accord formel préalable délivré par l’Evêque du diocèse ;
  4. Pour enfin envisager, idéalement en partenariat avec les pouvoirs publics, la célébration des festivités tant attendues.

C’est dans le strict respect de ces règles que nous maintiendrons notre vocation à être de « sincères et généreux ouvriers de l’Evangile ».

                                                                                      Frère François Dunan

                                                                                           

ARCHIVE 2008 : Avant la Maintenance de LOURDES

A l’initiative de nos confrères italiens, nous sommes appelés à nous réunir tout prochainement lors du PREMIER Chemin International des Confréries qui se tiendra à Lourdes en ce 150ème anniversaire des apparitions.

      Notre vie au sein de chacune de nos confréries, pas plus que notre pratique de la charité, ne sauraient souffrir l’isolement ; elles doivent se nourrir constamment de l’expérience vécue auprès de chacun de nos confrères. Bien plus, notre engagement de pénitent ne peut s’entendre qu’enté à la communauté formée par notre confrérie d’origine, comme à celle plus riche et diverse constituée de nos vénérables institutions au sein de l’Eglise universelle. 

En outre, notre Saint Père Benoît XVI reconnaît nos confraternités comme « des écoles populaires de foi vécue et des creusets de sainteté ; elles pourront continuer à être dans la société « ferment » et « levain » évangélique et contribuer à susciter ce réveil spirituel que nous souhaitons tous »[1], nous invitant dès lors à poursuivre notre mission de « sincères et généreux ouvriers de l’Évangile ».

             Aussi, par notre présence débordante à Lourdes du 4 au 6 avril prochain, sachons répondre à cette nécessité de partage comme à l’invitation de notre Pasteur.

           Que soit salué le travail exceptionnel accompli par deux de nos Confrères italiens Giacomo Cerruti & Valerio Odoardo, ardents initiateurs de cette rencontre. Depuis plus de deux ans, animés d’une foi inébranlable, ils sillonnent l’Europe et assurent un lien précieux entre la Secrétairerie d’Etat, le Sanctuaire de Lourdes, l’Hospitalité, nos Maintenance et Confederazione Nationale.

             Au niveau de notre Maintenance, nos Confrères Xavier-Louis Maria et Jean-Paul Méheut se sont dépensés sans compter depuis l’origine pour organiser, structurer, négocier avec doigté notre rencontre de Lourdes, jonglant avec une facilité confondante entre le français, l’italien, le catalan … jusqu’au latin.

  Notre plus chaleureuse reconnaissance à tous leur est acquise, assurés du succès de ce premier Chemin International, étape importante vers de plus amples et régulières réunions fraternelles.

                                                         Frère François Dunan

                                    

ARCHIVE 2007 : Lors de la Maintenance 2006, organisée avec passion par nos confrères de Valréas dans leur enclos des Papes, le conseil d’administration nouvellement installé m’a confié la charge de Grand Maître.

       Je vous renouvelle mes plus chaleureux remerciements pour la confiance que vous me témoignez et vous assure de mon complet dévouement dans l’exercice de cette charge. Avant tout, je souhaite rendre un vibrant et affectueux hommage à mes deux prédécesseurs : le regretté Comte de Saint Priest d’Urgel et le Professeur Georges SOUVILLE, sans l’indéfectible dévouement desquels notre Maintenance comme, d’une certaine manière nos propres confréries, ne seraient pas devenues ce qu’elles sont : des promoteurs actifs et écoutés de la « civilisation de l’Amour ». N’entendant pas sacrifier à l’actualité qui impose de délivrer un programme, je préfère, au gré de quelques paraboles évangéliques, vous livrer une réflexion personnelle imagée sur ce à quoi nous devons tendre, un programme de vie en quelque sorte, au sein de nos confréries comme en dehors :

*          Si « chaque arbre se reconnaît à son fruit » [1] qu’en est-il de l’essence même de notre engagement de pénitent ? En d’autres termes, remplissons-nous suffisamment nos existences d’actes de charité et de générosité ?

*          « Être une lampe sur le lampadaire, et non sous le boisseau » [2] : voilà une forme étonnante d’évangélisation à laquelle nous autres pénitents sommes appelés, au cœur du monde et à la tête de taches matérielles des plus variées !

*          « Porter de beaux fruits » [3] : parce que la plénitude de notre cœur transparaît dans nos actes, nous avons le devoir de servir là où nous nous sentons appelés.

Sachons ne pas oublier le sens comme la particularité de notre appartenance ; sachons l’éprouver à l’aune d’une formation régulière, d’actions de charité inventives et d’un souci permanent de confraternité.  A la mesure de la sincérité de notre engagement doivent être l’amour et la joie de servir (Bienheureuse Teresa de Calcutta).

                                                          Frère François Dunan

[1] Évangile selon Saint Luc 6, 43-49

[2] Évangile selon Saint Marc 4, 21-25

[3] Évangile selon Saint Matthieu 7, 15-20